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patron

C’est qui le patron ?

Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit (peut-être que si mais je m’en rappelle pas), mais j’ai horreur des patrons du commerce (je parle des patrons en pochettes ou sur magazine, style Butterick, Simplicity et compagnie), enfin horreur c’est peut-être un peu fort disons que ce n’est pas ma tasse de thé. Parfois j’ai des envies, par exemple quand je vois passer les nouvelles collections sur le blog d’O’Kryn. Oh elle est jolie cette robe ! Les découpes de ce chemisier sont vraiment sympas !…. Et puis je repense d’un coup à ces immenses feuilles de papier de soie qui ne tiennent pas entières sur ma table, ces faux plis partout qu’il faudrait repasser, la pièce n°20 que je ne trouve pas après 3 feuilles dépliées et qui en fait était sur la première bien cachée, le décalcage au papier carbone et à la roulette interminable… et tout ça pour la modique somme de 19,95€ ! (oui bon j’exagère un peu sur le prix, et encore ça dépend des marques)

patron butterick

Erreur de jeunesse

Si on rajoute à ça que ce ne sont pas les pièces modernes qui m’inspirent le plus mais que pour le costume historique le patron Butterick il vaut mieux oublier (à moins de faire pas mal de modifications), on obtient une demoiselle (oui moi) qui ne veut pas dépenser ses sousous dans des patrons qu’elle n’utilisera pas. (En plus on est jamais à l’abri d’une bonne vieille histoire de plagiat :p)

Donc, généralement je fais mes patrons moi-même. Au départ je faisais du moulage au pif en croisant les doigts pour que ça tombe bien (surtout les emmanchures) malgré un mannequin rigide, poitrine oeufs sur le plat et sans bras. Le moulage, c’est draper un tissu directement sur le mannequin (voir sur la personne) et tracer, couper, épingler pour arriver à quelque chose qui nous plaît puis on reporte généralement à plat pour recouper ensuite dans les beaux tissus (ya même des oufs qui moulent directement avec le beau tissu Oo). J’ai fini par acheter un livre sur le moulage, celui de Teresa Gilewska (oh purée c’est quoi ce prix !), plutôt bien expliqué et ça permet de faire les choses plus proprement.

Coupe à plat

Logiquement j’ai ensuite enchainé avec les bases de la coupe à plat dans la même collection (en fait maintenant entre les anniversaires et Noël j’ai pu me faire offrir presque toute la collection ^^, sauf celui pour faire les pantalons, du coup ben je fais pas de pantalons…).
La coupe à plat c’est obtenir un patron à plat (héhé), en le traçant sur papier par calcul et géométrie. On commence avec un corsage de base à ses mesures que l’on modifie ensuite (pinces, découpes, asymétrie…) pour arriver au vêtement final. Il existe aussi la jupe de base et j’imagine aussi le pantalon de base. A partir de ces bases on peut créer une infinité de modèles.
J’ai lu que la méthode Gilewska n’était pas forcement la meilleure et la plus précise, pour le moment elle me convient mais peut-être que plus tard je testerai d’autres méthodes.

En attendant, l’an dernier je me suis acheté un livre permettant de modifier mes patrons de base en costume historique :

creating historical clothes

Creating historical clothes – Pattern cutting from Tudor to Victorian times

« Créer des vêtements historiques, confection de patron des Tudors à l’ère victorienne » pour les nuls en angais, parce que oui malheureusement ce livre est en anglais. Autant vous dire que le combo maths/géométrie + anglais c’était pas gagné à la base. Mais finalement c’est assez simple à comprendre, il y a beaucoup de phrases courtes du type « reliez A à B. Comptez 5cm après C que vous appelez C’. Reliez C’ à D ».
Grâce à ce livre, découvert chez American Duchess, j’ai pu patronner la robe d’Isa pour Vaux l’année dernière et j’ai commencé un caraco 18e cette semaine. Je pense que ma tenue pour Vaux cette année sera également créée à l’aide de ce livre (je vous en parle bientôt d’ailleurs ^^).

patron caraco

L’avantage de cette méthode de la coupe à plat est donc sa flexibilité par contre c’est peut-être moins intuitif que le moulage (ça ça dépend des personnes apparement), mais aussi le fait de pouvoir choisir le support. Plus de papier de soie qui se déchire ! On peut utiliser du papier kraft en rouleau, du plastique recouvre-livre, de la nappe en papier, ou des feuilles scotchées si on plus rien sous la main.

Une autre méthode, on va dire que c’est un hybride entre patron maison et patron tout fait : l’agrandissement. Il suffit de trouver une image de patron (livre de patrons, anciens magazine, croquis…) et de l’agrandir par projection radiale, photoshop ou autre puis de l’adapter à sa morphologie.

Je pense que j’ai fait le tour des méthodes pour obtenir un patron, du moins celles que je connais ^^

Connaissiez-vous ces méthodes ? Laquelle utilisez-vous ?

patron

PS : vous l’aurez compris je n’aime pas les patrons pochettes mais au contraire j’adore mettre des choses entre parenthèses (:p)

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  1. L'Oiseau de la pluie

    Ah je les connais bien ceux là ! Le Gilewska est bien mais du coup pas de coupe histo :( Je suis en train de faire ma robe pour vaux avec creating historical clothes !

    En tout cas je comprends ton désarroi face aux patrons du commerce, je ne les utilise jamais non plus :/

    • persephoneia

      Oui il est pas mal ce bouquin. Il lui manque juste un petit croquis du rendu final pour chaque patron, généralement on imagine bien ce que ça va rendre mais des fois c’est un peu plus difficile.